Mots pour mots

Orthopédie
« Je suis ici depuis le 11 juin. Chambre 414. Cela fait un peu plus de trois semaines. Je peux vous dire que je suis plus que contente. D'abord, les chambres sont très bien. On est très bien soigné. Le personnel est très sympa, très avenant, vraiment au service des malades.
J'ai été vraiment surprise par la qualité de l'hôpital. Regardez les lits qui sont tout en bois !
C'est un cadre qui est bien. Et puis le jardin en bas, je ne sais pas si vous l'avez vu... Il est petit, mais il est très sympa avec ses plantes médicinales. C'est vraiment un cadre très sympathique.
Tout se passe bien. J'ai les kinés deux fois par jour, je les supporte bien.
Je vous dis, je n'ai aucune critique à faire. Les gens qui travaillent ici sont vraiment très sympathiques, très ouverts, ce n'est pas du tout l'hôpital que j'ai connu. C'est tout à fait autre chose. J'ai été surprise, vraiment, agréablement.
Il y a un atelier. Je fais de la sculpture. J'ai fait aussi deux fois par semaine l'initiation à l'Internet avec Valentine. C'est une idée formidable. J'ai un ordinateur. Mais j'ai l'intention justement, à mon retour, de prendre l'Internet. Ça m'a servi un peu de voir comment cela se passe.
En plus, on avait des programmes. On a eu un concert. On peut aimer, on peut ne pas aimer. Il y avait un petit groupe qui est venu pour chanter. Et puis, il y avait un autre groupe, un petit orchestre de trois personnes et deux danseuses. »
Mme N. Z., 6 juillet 2007.

Soins palliatifs
« Maman est arrivée fin mars. Ce qui me frappe toujours, c'est que c'est un endroit de paix. C'est très paisible. C'est un endroit où, que ce soit le malade ou la famille, on est accueilli. On se sent accueilli, respecté, dans sa globalité. Aussi bien avec ses questions, son inquiétude, sa façon de non comprendre certaines choses, certains traitements éventuellement, il y a vraiment une grande écoute du personnel.
Et puis, je dirais aussi - au bout d'un moment du moins ; moi, au bout de quatre mois -, que c'est une grande famille, que ce soient les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, cela fait vraiment une grande famille... Il y a une espèce de connivence, une confiance...
Et puis on les sent par moments accablés,,c'est certainement un service très difficile... Maman va sortir dans quinze jours, et je pense qu'on va avoir une petite nostalgie de quitter l'endroit, parce que l'on est un peu chez nous, d'une certaine façon. Avec le fait aussi que, finalement, on a le droit de venir quand on veut, en gros 24 heures sur 24. Les enfants ont le droit de venir aussi, ce qui est quand même très important, parce qu'il y a plein d'endroits où ils sont refusés.
Quand on entre là, on n'a pas l'impression d'être à l'hôpital. D'abord au niveau des odeurs, puis au niveau de l'ambiance, parce que l'on fait partie de l'équipe. Il n'y a pas ceux qui savent, et puis nous, la famille, qui est là, qui attend éventuellement d'avoir des informations. On est partie intégrante.
Aussi, ce qui m'avait frappé, c'est la présence de la psychologue, qui demande à rencontrer la famille - sur le coup je me suis dit « bon ! » -, mais je crois que c'était important. Et puis il y a aussi tous les bénévoles, qui peuvent passer le matin, l'après-midi. On sent bien qu'il y a eu des choses de dites et je pense que tout cet ensemble, bénévoles, aides-soignants, infirmières, médecins, tout le monde va dans le même sens pour accompagner le malade soit vers sa fin, soit pour éventuellement repartir, peut-être pour un temps provisoire, mais bon, c'est tous la main dans la main, il n'y a pas de cavalier seul.
Pour moi, c'est un lieu de vie, même si, c'est vrai, c'est un lieu d'accompagnement à la mort. Mais c'est quand même la vie qui l'emporte. »
Élisabeth, fille de Mme S.C., 6 juillet 2007.

Lymphologie
« Je trouve que l'hôpital est très beau, très accueillant. J'aime bien les chambres, les couloirs, enfin tout ce qui est l'aspect, tout ce qui est grandes baies, tout ce qui est la luminosité. J'ai trouvé cela très accueillant. Cela ne fait pas hôpital, cela fait plus centre de repos. Parce que c'est calme ici. On se repose vraiment bien. On ne dirait pas un hôpital en plein cœur d'un centre ville.
De toute façon, je voulais revenir, car j'étais déjà ici l'année dernière. Quand on a un lymphœdème - parce que chez soi, on a plein de choses à faire - revenir ici, ça nous remet en question pour tout ce qu'il y a à faire et en plus on se repose. Cela nous permet de nous réoxygéner, d'être pris en charge et puis de revoir les kinés pour les bandages, parce qu'ils savent bien le faire.
Les médecins sont très gentils, très à l'écoute, parce que dès fois on a des problèmes à côté. Ils s'occupent bien de nous. Et puis, quelle que soit la question, ils nous écoutent.
La première fois que je suis venu, en 2003, ils nous ont tout expliqué, ce qu'il fallait faire... et après, avec le lymphœdème, c'est une hygiène de vie qu'il faut avoir à la maison. Quand on a un problème de lymphologie, il faut vraiment venir ici, même si on vient de loin, parce que l'on est vraiment très bien orienté, on nous explique le mal que l'on a, comment vivre avec, faire les bandages... »
M. S. G., 11 juillet 2007.

« Je vous dirais, en partant du départ, que ça faisait des années que je souffrais de ma jambe. Faut-il que je dise comment j'ai connu ici ? C'est par l'intermédiaire d'une patiente, d'une jeune fille qui avait ce problème et qui en a parlé à une parente à moi, qui m'a communiqué l'adresse d'ici. J'ai demandé un rendez-vous.
Je viens de la Guadeloupe.
J'ai dû quitter mon travail cinq ans avant l'âge, parce que j'étais tout le temps en congés, je souffrais, je souffrais. Mais je pense que si j'avais connu ici quand j'étais en activité, je n'aurais pas été obligée de m'arrêter avant l'heure. Ici, ça me fait du bien. Bon, ça revient. On sait très bien que cela ne guérit pas.
On m'a appris l'autobandage. Donc chez moi je me bande. Je porte des bas.
Le médecin et les kinés me disent " c'est particulièrement le bandage ". En effet, même chez moi, quand je me bande moi-même, je me sens plus apte à me déplacer. Mais si je reste un moment sans bandage...pff ! »
Mme L. L., 11 juillet 2007.

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