Témoignages en soins palliatifs
Message de patients
Nathalie, juin 1995
Anonyme, 16 juillet 1997 (manuscrit)
Bernard L., 18 septembre 1997
Suzanne R., septembre 1999
Paroles de familles
Un fils, 1995
Le mari de Simone P. , août 1997
Anomyme, 8 août 1997
Michel S., 30 novembre 1997
Un frère, 23 août 1998 (manuscrit)
Pour M. Frédéric A., sa fille, 3 janvier 1999
Anonyme, 28 mars 1999
Le fils de Mme R., juillet 2000
La famille A., 3 octobre 2000
Témoignages de patients en infectiologie
Constant, 1995
Bernard, 1995
Isabelle, 1995
« C'est un équilibre pour moi de me sentir aimée par la personne qui
me soigne. »
Nathalie, juin 1995
« Les uns viennent à Cognacq-Jay pour y finir leurs jours, les autres en
repartir guéris. Moi, je suis venu non seulement pour guérir, mais pour
y vivre un humanisme que je n'ai rencontré nulle part. Tous, du
médecin aux volontaires font de la bonne humeur une arme contre la
maladie. Le succès est certain. Ici, hommes et femmes tentent de
sauver l'humanité et la morale. C'est une école. Amen ! »
Bernard L., le 18 septembre 1997
« Les enfants, merci pour vos soins. Merci pour la délicatesse envers
mon vieux corps usé et fatigué.
Je vais mourir, sereine, en partie grâce à votre gentillesse (juste un
petit peu de trouille, mais la curiosité l'emporte).
Profitez de la vie, vous qui prenez en charge tant de souffrances
visibles et invisibles.
Ne laissez passer aucun moment de rires et de joies si minimes
soient-ils. Faites votre miel de tout. A tous et à chacun, je souhaite
bonne route et bonne chance. Affectueux remerciements pour la
quiétude et la douceur de vos présences. »
Lettre dictée par ma mère, Suzanne R., décédée le 27 septembre 1999
« Quand mon père a été mieux, il y a quelques jours, il souhaitait sortir d'ici, il souhaitait revoir chez lui… On l'a laissé sortir; il est resté à la maison une douzaine de jours; quand ça a été plus mal, il est revenu; mais ça allait beaucoup mieux, il allait beaucoup mieux moralement… parce qu'il avait vu qu'on ne l'avait pas mis ici pour l'abandonner à son sort. Il est mort il y a deux heures, ici, il est mort beaucoup plus apaisé que nous ne l'aurions cru… »
« Ce qui m'a plu, c'est qu'on m'a dit : "Vous êtes ici chez vous, vous pouvez voir votre père à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, c'est toujours ouvert, il y aura toujours quelqu'un et puis on ne vous laisse pas tomber." »
Un fils, 1995
« Je n'imaginais pas que puisse exister une institution aussi admirable que le "palliatif" Cognacq-Jay. Qualité extraordinaire à l'accueil, gentillesse inusuelle et continue du personnel, dialogue famille-médecins (chose inouïe). Sans vouloir être emphatique, un établissement tel que le vôtre fait honneur à la civilisation occidentale.
Merci, merci pour elle, pour moi. »
Le mari de Simone P. , décédée le 2 août 1997
« À notre sœur, maman, mamie et tata chérie, Nicolle.
Tu viens de nous faire un clin d'œil, jour de grand départ, et tu nous manques déjà. Fais-nous un signe de temps à autre. En ton nom, nous remercions toute cette petite famille qui a été la tienne pendant les quatre mois que tu as passés ici. Tous plus gentils les uns que les autres, assistant autant le malade que la famille. Toutes sont venues te saluer. Que c'est beau et rare de trouver tant d'humanité. Nous garderons au fond de notre cœur tout ceci. »
Le 8 août 1997
« Le court passage dans votre établissement nous a démontré que la mort, tant redoutée, pouvait devenir acceptable. Ceci grâce au dévouement de toute votre équipe envers notre père et ses proches. Il a fallu vous rencontrer pour en tirer une bonne leçon de la vie.
Merci de tout. »
Michel S., le 30 novembre 1997
« Que tous ceux qui viendront voir leur malade soient rassurés. Le personnel de ce service est toujours là, présent, à l'écoute et fait tout pour ses souffrants. Qu'ils soient tous remerciés et bénis. »
Pour M. Frédéric A., sa fille qui l'aimait profondément, le 3 janvier 1999
« Toutes les pages de ce livre sont pleines de "merci". Comment pourrait-il en être autrement lorsque l'on vous rencontre, l'on vous voit dans l'action de vos occupations toujours interrompues. Vous ne laissez rien paraître de vos soucis professionnels ou privés, de votre fatigue, de votre irritabilité retenue pour que nous soyons, nous, dans la paix et la chaleur de tout ce que vous donnez : sourires, gentillesse, douceur auprès de nous et de ceux qui vont nous quitter. Finalement, c'est déjà la paix de Dieu qui plane ici. Merci pour Melle M. de la part de toutes ses amies. Et merci aussi à ceux qu'on ne voit pas. »
Le 28 mars 1999
« J'ai senti ici que ma mère avait vraiment le droit de prendre son temps pour partir. Cela a rendu moins insupportable qu'elle s'éloigne irrémédiablement. Je remercie ce "service" de m'avoir accompagné autant qu'elle. »
Le fils de Mme R., juillet 2000
« Nous tenons à exprimer notre gratitude à l'équipe soignante et aux bénévoles de la Fondation Cognacq-Jay qui ont aidé Pascale A. à rejoindre avec sérénité et dignité ceux qu'elle a aimés. La Fondation fut pour elle un lieu de passage – au sens fort du terme – et pour nous un lieu d'apaisement et d'acceptation. Votre professionnalisme et vos qualités humaines nous ont rendu à tous la mort un peu moins terrible. Soyez-en remerciés. »
La famille A., le 3 octobre 2000
« J'ai mis mes dessins au mur, j'avais peur d'abîmer les peintures, ils m'ont dit : "non, non !" »
Constant, 1995
« Le personnel ne prend pas la tête, ils n'entrent pas à dix dans la chambre pour dire "On vous fait vos soins ou machin". C'est un peu à la carte et tant mieux. »
Bernard, 1995
« Il n'y a pas de coupure nette entre infirmières et malades, on discute… »
Isabelle, 1995
« Une très vieille dame qui avait vu éclore les ordinateurs et qui voyait autour d'elle leur utilisation, pensait avoir passé l'âge et ne jamais apprendre à utiliser ce nouveau mode de communication. Or un accident de santé l'a conduite à Cognacq-Jay avec une perspective de présence d'une certaine durée ! " Animations : informatique " disait une affichette placée sur une tablette de la chambre ! Et... pourquoi pas... ? Et ce fut Valentine, le chef d'orchestre. C'est ainsi qu'au contact de Valentine, souriante, patiente, combien chaleureuse, que s'égrèneront bien des heures studieuses et agréables.
Un grand merci, Valentine, vers qui va ce jour ma plus grande reconnaissance. »
Mme M., 22 juin 2007.
« En reconnaissance de votre gentillesse, je vous prie d'accepter ces quelques chocolats qui vous rappelleront les moments passés ensemble, lors de vos animations.
Vous m'avez redonné l'envie de peindre que j'avais perdue depuis le décès de mon épouse, il y a 17 ans (.../...). Ainsi, j'ai continué quelques petites aquarelles que je vous présenterai lorsque nous nous reverrons, j'espère bien. À quand la date de votre exposition ? Prévenez-moi à l'avance car je risque d'avoir un emploi du temps fourni (.../...). »
M. S., 20 juillet 2007.