
Kinésithérapeute
« Je suis kinésithérapeute depuis une quinzaine d'années, et à Cognacq-Jay depuis trois ans. Je suis à plein temps et j'exerce avec une collègue, également kinésithérapeute. Le matin, je travaille en infectiologie et en soins palliatifs, et l'après-midi, en orthopédie.
En infectiologie, il s'agit d'une prise en charge globale, adaptée à chaque cas. Il n'y a pas de protocole préétabli. Ce qui compte, c'est qu'à la fin le patient soit autonome et retrouve une fonction globale... Donc, la prise en charge comprend de la mobilisation, du travail spécifique, surtout pour redonner de la force au niveau des muscles afin que les patients puissent monter, descendre un escalier, marcher avec un équilibre satisfaisant et, le cas échéant, l'apport d'une aide de marche : canne, déambulateur. Et c'est aussi beaucoup de relationnel. C'est un mélange de tout. Il n'y a pas de technique bien spécifique au service infectieux, ce sont toutes les techniques que l'on peut rencontrer dans les services d'orthopédie, de traumatologie, etc.
Les soins palliatifs, c'est autre chose. Nous utilisons des techniques habituelles, mais c'est surtout de l'accompagnement dans le confort du malade. C'est une kinésithérapie au jour le jour, selon l'état de fatigue du patient, selon sa demande. Cela peut être une mise au fauteuil, la préservation de cette petite autonomie qui leur reste, de la marche... et c'est aussi beaucoup de relationnel. Les patients ont besoin de présence. Une séance peut durer dix minutes comme elle peut en durer vingt. »
Farid Chakri, services d'infectiologie, de soins palliatifs et de réadaptation orthopédique.
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Farid Chakri, services d'infectiologie, de soins palliatifs et de réadaptation orthopédique.