
Assistante sociale
« J'ai travaillé vingt-cinq ans à l'hôpital Saint-Jacques avant d'intégrer les équipes de l'hôpital Cognacq-Jay en 2000. Cela me permet de bien connaître le quartier, ce qui se passe à l'extérieur et les acteurs qui pourraient être intéressants.
Il y a des situations qui ne sont pas forcément difficiles sur le plan médical, mais qui peuvent être très lourdes sur le plan social.
La préparation de la sortie peut être très angoissante pour certains patients, donc il faut vraiment que je les dirige vers des personnes ou des associations d'aide à domicile que je connais.
Je travaille avec le patient, c'est-à-dire qu'il vient dans mon bureau ou alors je vais dans sa chambre. Je passe les coups de fil. C'est un accompagnement. Je ne fais pas « à la place » du patient. Donc il vit en direct mes démarches. Ça, c'est important...
C'est sûr, on s'habitue très vite au confort. Mais certaines personnes ont des raisons de s'y habituer, parce qu'elles ont une situation difficile à l'extérieur, qui les attend. Même à l'hôpital Saint-Jacques où vraiment les chambres étaient très inconfortables, elles s'habituaient quand même. Car il se passe autre chose à l'extérieur. Il y a chez certain la peur de sortir. Il y a parfois un coup de pouce à donner et c'est à moi de les aider à se lancer dans une dynamique de retour à domicile. »
Édith Briffaut, service de réadaptation orthopédique.