L'approche médicale selon nos chefs de service :
Les soins palliatifs
Les soins palliatifs
« À la frontière de la biomédecine et des sciences humaines »
« Je suis arrivé en 1978, lorsque le service de cancérologie qui se situait jusque-là à l'hôpital Saint-Michel a emménagé dans les locaux de l'hôpital Cognacq-Jay.
Toute personne en fin de vie peut être hospitalisée ici, mais c'est vrai qu'une immense majorité des patients, c'est-à-dire environ 95%, est arrivée au stade terminal de l'évolution d'un cancer. Les 5% restants sont arrivés en fin de vie pour une autre pathologie, qui peut être neurologique, vasculaire, une défaillance d'organe, etc.
Nous recevons toujours plus de demandes que nous ne sommes capables de recevoir de gens.
Concernant la prise en charge, il y a un projet médical d'établissement. Nous avons aussi un projet de service, qui a été rédigé par l'ensemble de l'équipe. Mon travail consiste notamment à vérifier que nous sommes bien en phase avec ce que nous avons pensé et écrit. De ce côté-là, honnêtement, il n'y a aucun souci, l'ensemble du personnel travaille avec le même état d'esprit.
C'est une médecine qui à la fois est technique et sous-tendue par des idées philosophiques, éthiques, qui à la limite sont presque plus importantes que la technique. Disons que c'est à égalité, en quelque sorte. Nous avons besoin de la technique pour contrôler la douleur, la dyspnée, les nausées et vomissements, les confusions, c'est-à-dire pour contrôler les symptômes, mais « les soins palliatifs », ce n'est pas « la maîtrise d'une technique pour contrôler les symptômes ». Disons que c'est un outil, et que nous sommes à la frontière de la biomédecine et des sciences humaines.
Nous continuons les soins engagés par les services « adresseurs ». En même temps, nous cherchons à améliorer la façon de prendre en charge le patient, à rendre le meilleur service possible. Notre projet de service est basé sur les concepts des soins palliatifs et sur les grandes valeurs de la Fondation.
C'est à partir de fondements philosophiques, éthiques, que l'on peut avoir des idées pour proposer une prise en charge, des activités, une décoration... Par exemple, cela fait partie du projet de service que d'éviter l'isolement social de nos patients. Alors, cela nous a amenés à réfléchir à la façon de les faire participer à la vie sociale, de les descendre au jardin s'ils le souhaitent ou de trouver de quelle façon accueillir les enfants des visiteurs. »
Docteur Plassais, chef de service de soins palliatifs.
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Docteur Plassais, chef de service de soins palliatifs.